Élections en RDC: impayés, les députés provinciaux annonceront leur position d'ici à deux jours

Photo d'illustration
Sit-in des députés provinciaux

Les députés provinciaux de la RDC  n'ont pas toujours trouvé gain de cause au sujet de l'impaiement des arriérés de leurs émoluments. Ces derniers ont intensifié des mouvements de revendication depuis quelques jours.

En sit-in devant la cité de l'Union africaine lundi, ces élus non pas été reçus par le président de la République, à qui, ils ont tenu à présenter leurs regrets. 

C'est à 22 heures moins qu'il ont quitté le cabinet du chef de l'État. 

Les grévistes des assemblées provinciales annoncent prendre position dans 48 heures face aux enjeux électoraux de l'heure, suite aux " mauvais traitements ", leur réservé.  

" Les députés provinciaux n'ont plus de considération, raison pour laquelle, aujourd'hui, nous accordons 48 heures , dépasser ce délai, les députés provinciaux vont faire une déclaration. Bientôt la campagne du Chef de l'État, nous nous mobilisons. Nous sommes allés à l'enrôlement sans moyens, nous sommes aller déposer nos candidatures sans moyens. Et le chef de l'État est informé, on a mis l'image du chef de l'État sur toutes nos affiches, parce qu'on s'est battu pour qu'il prenne les choses en main dans notre pays", a déclaré le député provincial du Kasaï Kelvin Minga. 

Et de poursuivre:

" Nous sommes dans un pays où il y a des privilégiés et des non privilégiés, des députés nationaux ont déjà été payés même les indemnités de sortie. Les 780 députés provinciaux, leaders d'opinion, chacun a derrière lui pas moins de 10 milles électeurs, vous voyez la conséquence ? Dans les 48 heures le collectif va se prononcer, tous les collègues en province attendent le mot d'ordre ".

Cette position a été confirmée à ACTUALITE.CD par le président du collectif des députés provinciaux de la RDC, Blanchard Takatela. 

Les députés provinciaux revendiquent le paiement de plusieurs mois de leurs émoluments dont quatre en 2023. Ils ont tout d'abord observé des Sit-in et veillé devant le cabinet du premier ministre puis le ministre des finances, sans suite favorable.

Jonathan Mesa, à Bandundu