Les leaders religieux ont un rôle crucial dans l'encadrement et la conscientisation de la population afin d’opérer le choix responsable lors du vote. Alors qu’en RDC les élections sont prévues le 20 décembre prochain, l'évêque du diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné Uringi a appelé dimanche dernier les chrétiens à voter utile, et non sur base des promesses.
Le prélat catholique a surtout demandé aux fidèles de choisir des personnes capables de ramener la paix en Ituri, province déchirée par des multiples groupes armés locaux et étrangers.
"Chers frères et sœurs, on doit faire attention. Est-ce que ce candidat là-bas est intelligent, sage, il faut bien regarder. Est-ce que celui-là n’a pas l’esprit tribal puisque c'est de cela que nous mourrons ici en Ituri, le tribalisme. Nous devons voter utile pour des personnes qui sont intelligentes et qui peuvent nous aider à recouvrer la paix et non ceux qui travaillent uniquement pour leurs intérêts", a indiqué l'évêque du diocèse de Bunia, Dieudonné Uringi au cours de son homélie lundi au cours d'une messe.
En cette période de campagne électorale, plusieurs candidats, tant à la présidentielle qu’aux législatives font des promesses, en plus de celles faites déjà il y a cinq ans et non tenues. Mgr Uringi attire l'attention à ce sujet:
"Ce que je vais dire aux prétendants candidats pendant cette période difficile, qu’est-ce qu’ils ont fait pour en finir avec l'insécurité ? Personnellement, la propagande serait même de les voir déjà travailler pour en finir avec les tueries, les massacres, les destructions des infrastructures, le déplacement de tout ce monde qui vivent dans les sites de déplacés. Ça aurait été une propagande pour eux parce que les gens pourraient tout simplement dire qu’il nous a sauvés. Mais il ne faut pas venir avec des promesses fallacieuses qui n’auront pas de résultats".
Trois candidats président de la République sont déjà passés à Bunia dans le cadre de la campagne électorale: d’abord Moïse Katumbi, ensuite Félix Tshisekedi et enfin Martin Fayulu. Tous n’ont pas manqué de placer un mot au sujet de l’insécurité qui déchire l’Ituri.
Freddy Upar, à Bunia