RDC: Jean-Luc Mélenchon appelle le Rwanda à abandonner au plus vite ses visées expansionnistes

Jean-Luc Mélenchon,
Jean-Luc Mélenchon,

Ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon, accompagné de trois députés français membres de sa délégation, a rencontré Félix Tshisekedi, le Président de la République Démocratique du Congo, lors d'une réunion d'une heure. 

À l'issue de cet entretien, le leader de la France insoumise a appelé le Rwanda et la RDC à revenir rapidement au cessez-le-feu et aux accords précédemment établis, tout en critiquant la posture adoptée par Kigali.

Il a souligné son soutien au peuple congolais dans cette période de difficulté, qu'il a qualifiée de "totalement importée, dans laquelle il n’a aucune responsabilité". Mélenchon a également salué le respect des engagements de cessez-le-feu de la part de la RDC.

Le leader de La France Insoumise a exprimé son souhait pour que le Rwanda renonce rapidement à ses ambitions expansionnistes, en référence aux discours tenus par le président rwandais Paul Kagame. Il a qualifié ces propos de "graves".

Jean-Luc Mélenchon s'est félicité de la position de la RDC dans cette situation, la qualifiant de "partenaire loyal" et d'"ami". Il a souligné l'importance de réaffirmer la fraternité qui unit les deux pays, tout en condamnant les actions perturbatrices qui affectent la vie démocratique de la RDC.

Il a ajouté que les actions du Rwanda semblent être une tentative délibérée de perturber les mécanismes de la démocratie en RDC, dans le but de remettre en question sa souveraineté.

Les députés accompagnant Jean-Luc Mélenchon sont Carlos Martens Bilongo (originaire de la RDC), Nadege Abomangoli (originaire du Congo-Brazzaville) et Arnaud Le Gall (membre de la Commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale française). Ils sont signataires d'une proposition de résolution devant le Parlement français condamnant les incursions rwandaises sur le territoire congolais. Après leur visite en RDC, ces députés poursuivront leurs efforts pour faire avancer leur initiative. Le Parlement européen avait déjà pointé du doigt la responsabilité du Rwanda dans cette affaire.