L'ancien Premier ministre Samy Badibanga (17 décembre 2016–18 mai 2017) a pris part ce vendredi 28 mars aux consultations politiques qui se sont ouvertes en début de semaine sur l'initiative du président de la République pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Devant la presse, il a mesuré l'urgence d'une unité entre les Congolais eu égard à la situation qui prévaut dans l'est du pays.
Pour l'ex premier vice-président du Sénat, toute la classe politique devrait répondre présente aux consultations en cours. Il estime qu'il n'est pas question, pendant ce temps, de remettre la responsabilité à qui que ce soit mais plutôt de chercher à éteindre le feu.
« Nous avons fait remarquer que, tout le monde pouvait participer à cet échange du fait que la maison brûle, et quand une maison brûle, on ne s'attarde pas à avoir des réunions de famille, mais on cherche à éteindre le feu. Comme qui dirait : tout peuple qui perd le contrôle de ses frontières perd la maîtrise de son destin. Aujourd'hui, l'heure est à la responsabilité, au compromettant et à la mesure. Nous devons tous travailler ensemble pour pouvoir recouvrer nos frontières et l'intégrité territoriale. C'est un principe pas du tout discutable, la souveraineté nationale n'est pas du tout discutable. Et pour atteindre ces objectifs, il faut revenir à l'unité nationale », a déclaré Samy Badibanga.
Ce dernier exhorte l'opposition congolaise, radicale jusque-là, à répondre à l'invitation malgré la position affichée afin de permettre au conseiller spécial de savoir ce que pensent les acteurs de l'opposition en vue d'engager une discussion.
Bien avant cette initiative, Martin Fayulu, Matata Ponyo, Moïse Katumbi, Delly Sessanga et autres campent sur leur position selon laquelle la solution aux problèmes auxquels est confronté le pays doit passer par un dialogue entre Congolais, initiative prévue dans le cadre de la proposition de la CENCO-ECC, dénommée pacte social pour la paix et le bien vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-lacs.
Samyr LUKOMBO