Un nouvel afflux de déplacés est signalé dans la zone de santé d’Angumu, en territoire de Djugu (Ituri), à la suite des combats ayant opposé les Forces armées de la RDC (FARDC) aux présumés éléments Zaïre le 17 février 2025 dans la localité de Nyamamba, groupements Ngbvavi et Tchomia. Selon des sources locales, notamment les autorités sanitaires, 10 807 personnes, soit environ 2 204 ménages, ont été accueillies en plusieurs vagues depuis le 17 mars dans 15 aires de santé, dont Abia, Awasi, Apala État, Abira, Uyandu et Pakala.
Ces déplacés, rapporte une alerte de Cluster Sécurité Alimentaire, ayant fui les violences dans la chefferie de Bahema Banywagi, se retrouvent dans une situation de grande précarité. D’après les mêmes sources, plusieurs vulnérabilités sont observées parmi eux, notamment en matière de santé, protection et sécurité alimentaire. Les conditions d’accueil restent difficiles, et les besoins humanitaires sont croissants.
Face à cette situation, les autorités locales lancent un appel urgent aux autorités provinciales et aux organisations humanitaires pour mobiliser les moyens nécessaires à l’assistance des déplacés. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) s’engage à partager l’alerte avec les acteurs des réponses rapides afin d’évaluer les besoins prioritaires et d’envisager une intervention d’urgence dans les zones d’accueil.
Cette nouvelle crise humanitaire s’ajoute à un contexte déjà fragile en Ituri, marqué par des cycles de violences et des déplacements de populations récurrents.
Kuzamba Mbuangu