Dr Denis Mukwege invite le parlement européen à s’investir dans la lutte contre la restriction de la liberté d’expression en RDC. Il souligne la nécessité d’avoir beaucoup « d’alertes de communication » pour éviter la dictature au pays.
« Aujourd'hui nous avons beaucoup besoin d'avoir des alertes de communication. Je pense que le parlement européen peut jouer encore un rôle très important. Je pense lorsque les journalistes sont intimidés, arrêtés etc, il est très très important que les voix libres, les pays libres puissent s'exprimer par rapport à ces types d'intimidations puisque vous savez lorsqu’on perd sa liberté d'expression lorsqu’on ne peut plus donner l'information ou donner seulement les information qui sont accepté par le pouvoir, en ce moment-là on entre tout simplement dans la dictature et c’est toujours très très difficile de pouvoir s'en sortir si les gens ne savent plus parler, ne peuvent plus donc donner l'information, ne peuvent pas s'exprimer et là c'est très très important qu'il y ait de connexion qui permette à ce que cette liberté d'expression puisse être respectée », a déclaré le prix Nobel de paix ce lundi 31 août au cours de la première réunion de la sous-commission droits de l’homme du Parlement européen.
Le gynécologue congolais est victime des menaces de mort suite à ses multiples dénonciations des crimes commis dans l’est du pays. Il milite surtout l’application du rapport mapping de l’ONU publié en 2010 et qui reprend toutes les violations graves commises entre 1993 et 2003 dans l’est du pays.
C’est ainsi qu’au cours de cette réunion du parlement européen, il est également revenu sur la lutte contre l’impunité, la promotion de la justice transitionnelle et la situation des droits de l’homme en général en RDC.
Ivan Kasongo