La Mission d'Observation Électorale SYMOCEL suit de près le processus d'inscription des candidats pour les élections présidentielles de décembre 2023 en République Démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration ce dimanche, la SYMOCEL a salué les efforts d'objectivité et de neutralité de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) lors du contrôle de conformité des candidatures à la loi électorale. Elle a encouragé la CENI à maintenir cette posture en vue de préserver la paix et la cohésion nationale tout au long du processus électoral.
La SYMOCEL a rappelé que la liberté de tout citoyen de concourir à un mandat électif est encadrée par un cadre juridique et institutionnel visant à garantir des élections régulières en RDC. Elle a souligné que toute restriction à cette liberté doit être expressément prévue par la législation électorale, conformément aux articles 10 et 18 de la loi électorale réformée.
De plus, la SYMOCEL a mis en avant les engagements sous-régionaux, régionaux et internationaux ratifiés par la RDC, qui reconnaissent le droit de tout citoyen d'accéder aux fonctions publiques de son pays dans des conditions d'égalité. Ces engagements incluent la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples.
En conclusion, la SYMOCEL a formulé des recommandations pour garantir un processus électoral pacifique, apaisé et véritablement démocratique, notamment en appelant la Cour Constitutionnelle à garantir le respect du principe d'égalité et de liberté lors du contentieux des candidatures.
La SYMOCEL s'est engagée à continuer de surveiller étroitement l'évolution du processus électoral en RDC et à promouvoir des élections démocratiques et transparentes.
La plateforme n’est pas seule dans l’observation électorale. Les confessions religieuses jouent aussi un rôle crucial dans la garantie du bon déroulement du vote, à l'instar des élections de 2018.
La mission d'observation des églises catholique et protestantes prévoit de déployer un nombre significatif d'observateurs, potentiellement jusqu'à 30 000, le jour du scrutin.
Cyril Ebotoko, membre influent de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Congo, a clarifié l'approche de la mission : "L'objectif est d'avoir un observateur dans chaque bureau de vote. Il sera responsable de surveiller le déroulement des opérations dans un bureau donné tout en assurant la collecte des résultats des bureaux voisins." Ce projet est financièrement soutenu par des institutions internationales telles que l'USAID et le gouvernement du Royaume-Uni.
Un autre groupe d'observateurs issus de la société civile locale suit actuellement une formation, avec le soutien de l'Union européenne. Jean-Marc Châtaigner, ancien ambassadeur de l'UE en RDC, a précisé leur implication : "Notre soutien se fera à travers le financement d'environ cinquante mille observateurs nationaux. Cependant, la décision finale concernant le déploiement d'une mission d'observation propre à l'UE sera prise en septembre."
À l'approche de l'échéance électorale, le défi majeur pour la RDC est de rassurer l'ensemble des acteurs politiques et la société civile quant à la crédibilité et à la transparence du scrutin.