Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat de la RDC a ouvert ce jeudi, à Lubumbashi, les consultations populaires. Il s'agit, selon lui, de mobiliser la population face à l'agression Rwandaise, à l'unité, la paix et au vivre-ensemble.
Prenant la parole à l'occasion de ces assises, Michel Kabwe Muamba, Président de l'Assemblée provinciale du Haut-Katanga, a fustigé les conséquences de la guerre de l'est du pays qui est, selon lui, une guerre économique qui vise à voler les minerais stratégiques qui sont en RDC.
"Ces gens-là ne sont pas des libérateurs. Ils viennent pour tuer les congolais, gâcher notre pays. Nous n'avons que ce pays et eux viennent avec des agendas cachés. À l'est, ils ont placé des chefs coutumiers à leur cause, ils ont nommé des autorités locales de leur obédience. Voilà pourquoi cette guerre nous interpelle et nous appelle tous à l'unité. Nos minerais stratégiques attirent la jalousie des occidentaux. Ils avaient créé la guerre de 6 jours à l'époque de Mobutu à Kolwezi. C'était au moment qu'il avait construit une usine de raffinerie de cuivre au Lualaba. Si le cuivre est traité localement, ils vont fermer les usines en Belgique. Ils ont utilisé nos frères en passant par l'Angola pour des objectifs précis de bombarder l'usine de traitement de cuivre. C'est la même guerre de minerais que nous vivons aujourd'hui”, dit-il à l'occasion de ces consultations qui ne sont qu'à la première étape de la ville de Lubumbashi.
Cette guerre race aux rebelles de l'AFC/M23 supplétifs du Rwanda exige, d'après Michel Kabwe Muamba que la population puisse se prendre en charge en arrêtant cette progression de l'ennemi.
“Cette guerre demande que nous puissions nous prendre en charge face à l'ennemi pour résister à l'occupation rwandaise. Unissons-nous contre l'ennemi pour redresser le pays”, a-t-il rappelé.
Sama Lukonde va se rendre à Kambove (Haut-Katanga), à Kolwezi dans le Lualaba et à Kamina dans le Haut-Lomami pour la sensibilisation de la population au vivre-ensemble et à la culture de paix pendant cette période d'agression.
José Mukendi