« La liberté d'expression est une composante essentielle d'un processus libre, équitable et démocratique », note Molly Phee (USA) après son échange avec Muyaya

Patrick Muyaya et Molly Phee
Patrick Muyaya et Molly Phee

Suite à sa rencontre avec le ministre de la communication à Washington, la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Molly Phee, a fait part de son inquiétude sur la détention du directeur de publication d’Actualite.cd, correspondant de Jeune Afrique et de Reuters, Stanis Bujakera, arrêté le 8 septembre dernier à l’aéroport de Ndjili. 

« La liberté d'expression est une composante essentielle d'un processus libre, équitable et démocratique. Je note avec inquiétude la détention du journaliste Stanis Bujakera »», a-t-elle déclaré sur son compte X (ex-Twitter). 

La diplomate américaine et le ministre Muyaya ont expliqué avoir échangé sur les élections à venir, la situation humanitaire à l’Est du pays et la liberté d’expression. 

« Nous saluons l’appui des USA aux processus pour le retour de la paix », avait pour sa part déclaré Patrick Muyaya sur X mardi, ajoutant avoir aussi évoqué « les mesures prises contre le Rwanda ».

Les Etats-Unis ont été la première chancellerie à faire part de leur inquiétude le 10 septembre après la mise en garde à vue de notre confrère. Depuis, les messages appelant à sa libération se multiplient. 

Stanis Bujakera est accusé par le parquet de Kinshasa-Gombe de « faux en écriture », « falsification des sceaux de l’Etat », « propagation de faux bruits », et « transmission de messages erronés et contraires à la loi ». Il risque jusqu’à 10 années de prison, plus encore si les peines sont cumulées en raison d’une disposition du nouveau code du numérique. En cause, la publication par Jeune Afrique d’un article qu’il n’a pas signé imputant aux renseignements militaires l’assassinat de Cherubin Okende, l’ancien ministre et porte-parole du parti d’opposition, Ensemble pour la République.